Gérer le taux de matières grasses et de protéines contenu dans le lait de tank

Nom du factsheet : Gérer le taux de matières grasses et de protéines contenu dans le lait de tank

Besoin/enjeu : Composition du lait (taux butyreux et protéique)

Introduction : Habituellement, le lait de brebis est transformé en fromage en laiterie ou directement sur la ferme. Dans le premier cas, c’est l’industrie qui définit les prix en fonction de certains critères de qualité (notamment le TB et TP). Elle applique parfois des pénalités si ces taux sont insuffisants. L’efficience de cette transformation et la rentabilité de l’élevage d’ovins lait reposent sur ces taux : il est donc nécessaire de les contrôler pendant tout le cycle de production laitière. Cette fiche donne un aperçu de certains éléments affectant la teneur en matières grasses et protéiques du lait de brebis afin d’éviter une baisse de la matière utile du lait grâce à la conduite alimentaire, et faciliter le suivi pendant tout le cycle de production. 

    Gérer la qualité du lait pendant le cycle de production

    L’enjeu

    La qualité du lait de tank varie fortement d’un cheptel à l’autre, car leurs traits évoluent en fonction du système d’élevage, des pratiques alimentaires, de la conduite du troupeau, et ce pendant toute la durée de la production. Dans le cadre des paiements généralement mis en place par les industriels dans les pays en UE pour la qualité du lait, ces évolutions peuvent avoir un impact considérable sur le prix perçu par les éleveurs.

    Connaissances actuelles

    Les teneurs en matières grasses et protéiques d’un lait de brebis en bonne santé dépendent :

    1. De la production laitière, qui dépend elle-même de :
      • La race et la valeur génétique de la brebis, car elles déterminent le potentiel de production d’une brebis en lactation ;
      • L’âge et la parité: les productions les plus élevées sont atteintes vers l’âge de 4 à 6 ans ou vers la 4e – 5e mise bas. Dans les systèmes d’élevage saisonnés, les mises bas des agnelles(qui mettent bas pour la première fois vers 12-13 mois) sont généralement les dernières de la période d’agnelage.
      • Jours de lactation: la production laitière augmente jusqu’à atteindre un pic (environ 21-30 jours après la mise bas), puis redescend plus ou moins lentement (persistance) jusqu’à la fin de la lactation (voir Figure 1) ;
      • Prolificité (nombre d’agneaux) : la production de lait augmente en fonction du nombre d’agneaux nés ;
      • Saison: le lien entre saison d’agnelage et production laitière (et la qualité) est très complexe. On considère généralement que les lactations entamées en périodes favorables (printemps) ont un pic plus élevé (bien que la période de lactation soit plus courte) que celles débutées en hiver. Il existe cependant des différences en fonction des races et des systèmes d’élevages probablement liées aux différentes conduites et pratiques alimentaires.

    Quant aux saisons, les teneurs en matières grasses et protéiques augmentent en périodes de froid et baissent en périodes de chaleur.

    • Note d’état corporel (NEC) La NEC d’une brebis devrait se situer à 2,75-3 au moment de l’agnelage afin qu’elle utilise ses réserves corporelles en début de lactation, stade où ses besoins alimentaires seront au plus hauts malgré une capacité d’ingestion limitée. Ainsi, elle atteindra le pic de production potentiel donné par sa valeur génétique. Une fois cette période passée, son alimentation devrait suffire à ses besoins (et ne pas entraver ses capacités productives) et lui permettre de reconstituer ses réserves corporelles.

    Les schémas de la production laitière et l’évolution des teneurs en matières grasses et en protéines d’une courbe de lactation “typique” (ne pas tenir compte des valeurs spécifiques du graphique) sont présentés en Figure 1 :  Les teneurs en matières grasses et en protéines sont plus élevées après mise bas, mais diminuent rapidement autour du pic de lactation puis remontent en fin de lactation.

    Figure 1 — Évolution de la production de lait, du TB et du TP au cours de la lactation (données d’une seule brebis)

    1. Conduite de l’alimentation: La quantité et la composition du lait (matières grasses, caséine et protéine sérique, à l’exclusion du lactose) sont négativement corrélées chez la brebis, ce qui souligne l’importance de trouver un équilibre entre une conduite alimentaire qui augmentera la production laitière tout en réduisant ses taux. La qualité et la quantité de lait dépendent du taux d’ingestion (quantité de concentrés ou d’énergie absorbée) et de la qualité et la composition des aliments de la ration.
    • Capacité d’ingestion. Une capacité d’ingestion (ou une quantité d’énergie absorbée par la brebis) élevée, contribue à augmenter le rendement et la teneur en protéines et en caséines. À l’inverse, elle diminue la teneur en matières grasses. Les rapports concentrés/fourrages extrêmement élevés (80:20) entraînent généralement une faible teneur en matières grasses). Il convient donc d’apporter un fourrage en quantité et qualité suffisantes.
    • Composition des concentrés
      • Complémentaires enrichis en matières grasses. En général, le lait de brebis recevant des complémentaires de ce type (jusqu’à 4-5 % de matières grasses sur la MS totale) ont un TB plus élevé. Cependant, des taux trop élevés dans la ration peuvent entraîner au contraire une baisse des matières grasses du lait. Le profil des acides gras contenus dans les matières grasses du lait peut être modifié en fonction de l’aliment ou de la source de graisse (plus d’acides gras insaturés). Les tourteaux ou huiles de colza, de tournesol, de lin, etc. peuvent être intéressants à apporter dans la ration.
      • Apport des protéines dans la ration. Les protéines sont plus difficiles à maîtriser dans la ration que les matières grasses. En général, les concentrations de protéines brutes dans la ration affectent la production, mais pas le TP du lait, ce qui implique que la quantité de protéines produites augmente. Toutefois, lorsque la ration manque de protéines brutes, ce qui arrive fréquemment lorsque les brebis reçoivent un fourrage de mauvaise qualité, la teneur en protéines du lait baisse. Une ration trop riche en protéines brutes peut entraîner un excès de protéines non dégradables dans le rumen (souvent associé à de l’herbe jeune ou des fourrages mal conservés) et peut faire baisser le TP du lait.
    • Au pâturage. Habituellement, la concentration en matières grasses (%) est positivement corrélée à la concentration de fibres insolubles dans les détergents neutres (NDF) dans la ration. Pour éviter les faibles teneurs en matières grasses, les taux recommandés de NDF ne doivent pas être inférieurs à 30-32 % de la MS de la ration. Néanmoins, les rations qui dépassent ces taux de MS ne montrent pas de hausse dans la concentration en matières grasses.

    La qualité des fibres alimentaires est un élément important à considérer, car les fibres de légumineuses, comme les NDF dérivées de luzerne, sont plus digestibles et augmentent l’ingestion. Ainsi, le lait produit en extérieur est plus riche en matières grasses et en protéines que le lait produit par des brebis en bergerie et nourries au foin ou à l’ensilage, notamment lorsque la pâture est riche en légumineuses. Une attention particulière doit être apportée à la composition de la pâture.

    Lorsqu’on compare les systèmes de pâturage aux systèmes en bergerie, on remarque que les composants du lait (matières grasses, protéines, lactose) semblent moins influencés par le système d’élevage que par le niveau de production du lait. La différence dépend en réalité de la quantité d’énergie utilisée.

    L’effet de la ration des brebis sur la composition du lait a fait l’objet de nombreuses études. Il est largement admis que le type d’aliment a des effets considérables sur la composition des acides gras (AG), en particulier sur les composants des acides gras insaturés (AGI), bénéfiques pour la santé, notamment les ALC (acides linoléiques conjugués). Les concentrations en ALC du lait sont plus élevées lorsque l’animal pâture, ce qui est dû à une ingestion plus élevée d’acides gras polyinsaturés que dans les fourrages. La maturité des fourrages semble avoir un effet sur les concentrations en ALC du lait. Chez les ruminants, la consommation de fourrages récoltés à des stades précoces augmente les concentrations en ALC, à l’inverse des fourrages récoltés tardivement ou issus d’une deuxième coupe.

    1. Le mois de mise bas : Cet effet résulte de l’association de la photopériode, la météo, les conditions du milieu, la disponibilité des pâturages et la conduite du troupeau. Il peut être propre à chaque système d’élevage. D’après plusieurs auteurs travaillant sur différentes races comme la Comisana (Sevi et al 2003)), la Tsigai, la Racka améliorée, la Lacaune (Oravcova et al. 2007) ou la Latxa (Pineda et al., communication personnelle), le lait des brebis qui mettent bas en hiver (janvier et février), comparé à celles qui mettent bas au printemps (mars-avril) ou à l’automne (octobre-novembre) contient moins de matières grasses et de protéines.
    1. Il faut aussi prendre en compte les brebis qui composent le troupeau laitier (c’est-à-dire leurs caractéristiques : âge, jours depuis la mise-bas) lors de l’évaluation de qualité du lait dans le tank :
    • Lorsque la plupart des brebis mettent bas et sont traites au même moment, le TB et le TP du lait de tank évolueront de la même manière qu’une courbe de lactation d’une brebis individuelle : une production laitière importante et des taux plus faibles (TB et TP) au début du cycle de traite, puis une augmentation rapide de ces taux quand la quantité de lait diminue.
    • Cependant, si la période d’agnelage est plus répartie sur l’année (plusieurs saisons d’agnelage ou pics), différents lots de brebis rejoindront le troupeau laitier (avec des productions laitières élevés et des taux plus faibles). La quantité totale de lait produit, et sa teneur en matière utile, évolueront ainsi de manière plus constante et régulière.
    À retenir
    • La NEC des brebis doit se situer entre 2,75 et 3,25 au moment de la mise bas.
    • Fournir une ration équilibrée en énergie/protéines et fourrage/concentré : une forte présence de concentrés (>60% de la matière sèche) dans les régimes alimentaires peut entraîner une baisse des teneurs en matières grasses et en protéines pendant les premiers mois de la lactation.
    • Les brebis doivent avoir accès à des fourrages de qualité en quantité suffisante.
    • La teneur en NDF de la ration doit se situer autour de 30-32 % de la MS pour éviter une baisse du TB.
    • Dans les systèmes pâturants, veillez à garder une bonne présence de légumineuses dans les pâtures.
    • Envisagez des rations contenant jusqu’à 4-5 % de matières grasses, en particulier ceux contenant des aliments riches en acides gras insaturés.
    • Gérer le cycle de reproduction dans le but d’obtenir plusieurs pics d’agnelage favorise un lait à la composition plus constante, et ce tout au long de la période de traite.

    Gérer la qualité du lait pendant le cycle de production

    L’enjeu

    La qualité du lait de tank varie fortement d’un cheptel à l’autre, car leurs traits évoluent en fonction du système d’élevage, des pratiques alimentaires, de la conduite du troupeau, et ce pendant toute la durée de la production. Dans le cadre des paiements généralement mis en place par les industriels dans les pays en UE pour la qualité du lait, ces évolutions peuvent avoir un impact considérable sur le prix perçu par les éleveurs.

    Connaissances actuelles

    Les teneurs en matières grasses et protéiques d’un lait de brebis en bonne santé dépendent :

    1. Du rendement laitier, qui dépend lui-même de :
      • La race et la valeur génétique de la brebis, car elles déterminent le potentiel de production d’une brebis en lactation ;
      • L’âge et la parité : les rendements laitiers les plus élevés sont atteints vers l’âge de 4 à 6 ans ou vers la 4e – 5e mise-bas. Dans les systèmes d’élevage saisonniers, les mises-bas de yearlings (femelles qui mettent bas pour la première fois vers 12-13 mois) sont généralement les dernières de la période d’agnelage.
      • Jours de lactation : le rendement laitier augmente jusqu’à atteindre un pic (environ 21-30 jours après la mise-bas), puis redescend plus ou moins lentement (persistance) jusqu’à la fin de la lactation (voir Figure 1) ;
      • Prolificité (nombre d’agneaux) : le rendement augmente en fonction du nombre d’agneaux nés ;
      • Saison : le lien entre saison d’agnelage et rendement laitier (et la qualité) est très complexe. On considère généralement que les lactations entamées en périodes favorables (printemps) ont un pic plus élevé (bien que la période de lactation soit plus courte) que celles débutées en hiver. Il existe cependant des différences en fonction des races et des systèmes d’élevages probablement liés aux différentes conduites et pratiques alimentaires.

    Quant aux saisons, les teneurs en matières grasses et protéiques augmentent en périodes de froid et baissent en périodes de chaleur.

    • Note d’état corporel (NEC) La NEC d’une brebis devrait se situer à 2,75-3 au moment de l’agnelage afin qu’elle utilise ses réserves corporelles en début de lactation, stade où ses besoins alimentaires seront au plus hauts malgré une capacité d’absorption limitée. Ainsi, elle atteindra le pic de rendement potentiel donné par sa valeur génétique. Une fois cette période passée, son alimentation devrait suffire à ses besoins (et ne pas entraver ses capacités productives) et lui permettre de récupérer ses réserves corporelles.

    Les schémas de la production laitière et l’évolution des teneurs en matières grasses et en protéines d’une courbe de lactation “typique” (ne pas tenir compte des valeurs spécifiques du graphique) sont présentés en Figure 1 : Les teneurs en matières grasses et en protéines sont plus élevés après mise-bas, mais diminuent rapidement autour du pic de rendement puis remontent en fin de lactation.

    Figure 1Évolution de la production de lait, du TB et du TP au cours de la lactation (données d’une seule brebis)

    1. Conduite de l’alimentation : Le rendement et la composition du lait (matières grasses, caséine et protéine sérique, à l’exclusion du lactose) sont négativement corrélés chez la brebis, ce qui souligne l’importance de trouver un équilibre entre une conduite alimentaire qui augmentera le rendement laitier tout en réduisant ses teneurs. La qualité et le rendement du lait dépendent du taux d’ingestion (quantité de concentrés ou d’énergie absorbée) et de la qualité et la composition des composés de l’alimentation.

    • Capacité d’ingestion Une capacité d’ingestion (quantité d’énergie absorbée par la brebis) élevée, contribue à augmenter le rendement et la teneur en protéines et en caséines. À l’inverse, elle diminue la teneur en matières grasses. Les rapports concentrés/forage extrêmement élevés (80:20) entraînent généralement une faible teneur en matières grasses). Il convient donc d’apporter un fourrage en quantité et qualité suffisantes.

    • Composition des concentrés
      • Compléments enrichis en matières grasses En général, le lait de brebis recevant des compléments de ce type (jusqu’à 4-5 % de matières grasses sur la MS totale) a un TB plus élevé. Cependant, des taux trop élevés dans la ration peuvent entraîner une baisse de matières grasses du lait. Le profil des acides gras contenu dans les matières grasses du lait peut être modifié en fonction de l’aliment ou de la source de graisse (plus d’acides gras insaturés). Les tourteaux ou huiles de colza, de tournesol, de lin, etc. peuvent être intéressants à apporter à la ration.
      • Apport des protéines dans la ration Les protéines sont plus difficiles à maîtriser dans la ration que les matières grasses. En général, les concentrations de protéines brutes dans la ration affectent le rendement, mais pas le TP du lait, ce qui entraîne une augmentation du rendement protéique. Toutefois, lorsque la ration manque de protéines brutes, ce qui arrive fréquemment lorsque les brebis reçoivent un fourrage de mauvaise qualité, la teneur en protéines du lait baisse. Une ration trop riche en protéines brutes peut entraîner un excès de protéines non dégradables dans le rumen (souvent associé à de jeunes herbes ou des fourrages mal conservés) et peut faire baisser le TP du lait.
    • Habituellement, la concentration en matières grasses (%) est positivement corrélée à la concentration de fibres insolubles dans les détergents neutres (NDF) dans la ration. Pour éviter les faibles teneurs en matières grasses, les taux recommandés de NDF ne doivent pas être inférieurs à 30-32 % de la MS de la ration. Néanmoins, les rations qui dépassent ces taux de MS ne montrent pas de hausse dans la concentration en matières grasses.

    La qualité des fibres alimentaires est un élément important à considérer, car les fibres de légumineuses, comme les NDF dérivés de luzerne, sont plus digestibles et augmentent l’ingestion. Ainsi, le lait produit en extérieur est plus riche en matières grasses et en protéines que le lait produit par des brebis en intérieur et nourries au foin ou à l’ensilage, notamment lorsque la pâture est riche en légumineuses. Une attention particulière doit être apportée à la composition de la pâture.

    Lorsqu’on compare les systèmes de pâturage aux systèmes en intérieur, on remarque que les composants du lait (matières grasses, protéines, lactose) semblent moins influencés par le système d’élevage que par le niveau de production du lait. La différence dépend en réalité de la quantité d’énergie utilisée.

    L’effet de la ration des brebis sur la composition du lait a fait l’objet de nombreuses études. Il est largement admis que le type d’aliment a des effets considérables sur la composition des acides gras (FA), en particulier sur les composants des acides gras insaturés (UFA), bénéfiques pour la santé, notamment les ALC (acides linoléiques conjugués) Les concentrations en ALC du lait sont plus élevées lorsque l’animal pâture, ce qui est dû à une ingestion plus élevée d’acides gras polyinsaturés que dans les fourrages. La maturité des fourrages semble avoir un effet sur les concentrations en ALC du lait. Chez les ruminants, la consommation de fourrages récoltés en début de croissance augmente les concentrations en ALC, à l’inverse des fourrages récoltés tardivement ou issus d’une deuxième coupe.

    1. Le mois de mise-bas : Cet effet résulte de l’association de la photopériode, la météo, les conditions du milieu, la disponibilité des pâturages et la conduite du troupeau. Il peut être propre à chaque système d’élevage. D’après plusieurs auteurs travaillant sur différentes races comme la Comisana (Sevi et al 2003)), la Tsigai, la Racka améliorée, la Lacaune (Oravcova et al. 2007) ou la Latxa (Pineda et al., communication personnelle), le lait des brebis qui mettent-bas en hiver (janvier et février, comparé à celles qui mettent bas au printemps (mars-avril) ou à l’automne (octobre-novembre) contient moins de matières grasses et protéines.
    1. 4. Il faut aussi prendre en compte les brebis qui composent le troupeau laitier (c’est-à-dire leurs caractéristiques : âge, jours depuis la mise-bas) lors de l’évaluation de qualité du lait dans le tank :
    • Lorsque la plupart des brebis mettent bas et sont traites au même moment, le TB et le TP du lait de tank évoluera de la même manière qu’une courbe de lactation d’une brebis individuelle : un rendement important et des teneurs pauvres en matières grasses et protéines au début du cycle de traite, puis une augmentation rapide de ces teneurs et une baisse de rendement.
    • o Cependant, si la période d’agnelage est plus répartie sur l’année (plusieurs saisons d’agnelage ou pics), différents lots de brebis rejoindront le troupeau laitier (avec des rendements laitiers élevés et des teneurs en matières grasses et en protéines plus faibles). La quantité totale de lait produit, et ses traits de qualité évolueront ainsi de manière plus constante et régulière.

      Sujet : Alimentation / Pilotage

      Production : Lait

      Catégorie animale : brebis

      À retenir
      • La NEC des brebis doit se situer entre 2,75 et 3,25 au moment de la mise bas.
      • Fournir une ration équilibrée en énergie/protéines et fourrage/concentré : une forte présence de concentrés (>60% de la matière sèche) dans les régimes alimentaires peut entraîner une baisse des teneurs en matières grasses et en protéines pendant les premiers mois de la lactation.
      • Les brebis doivent avoir accès à des fourrages de qualité en quantité suffisante.
      • La teneur en NDF de la ration doit se situer autour de 30-32 % de la MS pour éviter une baisse du TB.
      • Dans les systèmes pâturants, veillez à garder une bonne présence de légumineuses dans les pâtures.
      • Envisagez des rations contenant jusqu’à 4-5 % de matières grasses, en particulier ceux contenant des aliments riches en acides gras insaturés.
      • Gérer le cycle de reproduction dans le but d’obtenir plusieurs pics d’agnelage favorise un lait à la composition plus constante, et ce tout au long de la période de traite.